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Point de vue : "Face aux affres de l'humiliation, nous devons réagir !"

Publié le par Étienne PRIMARD

Par abus de pouvoir, de droit, de confiance, l’Église est en proie aux affres de l’humiliation. Nous devons réagir ! 

Aménager, améliorer… n’est pas la solution. Il nous faut repartir sur des bases nouvelles, expérimenter, créer « des laboratoires d’humanité », offrir le goût de vivre à tous, prendre soin et honorer les plus fragiles par une hospitalité au quotidien, par une proximité bienveillante et solidaire. Et bien sûr se nourrir de la Parole et du Christ.

Dieu est pure relation. Il est conversation. Le langage s’est fait homme et est resté homme. L’homme est partenaire intime de Dieu. Berceau de Jésus il est à valoriser. Enfant de Dieu, sa vie est à glorifier, et le Christ, dans sa gloire, c’est la permanence de son humanité en Dieu. L’homme est capacité de Dieu. Enfant de chair, il a à naître à la Parole.

Voyons de façon plus précise :

Sacerdoce commun des baptisés, hommes et femmes : Il ne doit plus y avoir célébrants et assistants, mais participants, enseignants et enseignés, mais amis, gouvernants et gouvernés, mais coopérants en équipe.

Église, Corps du Christ. Elle doit laisser le Christ en être la tête. D’où la nécessité de désacraliser la figure du prêtre et de déconstruire le système clérical pyramidal.

Ne pas croire EN l’Eglise, qui ne peut être délivrée de tout le terrestre, de toute erreur, de tout péché ou crime. Mais croire l’Eglise sainte (credo sanctam Ecclesiam). Par la présence de l’Esprit et par sa grâce, il n’y a plus ni sacré ni profane, ni juif ni grec : tous sont saints dans le Christ Jésus.

Ni la puissance, ni le droit, ni la dignité ne constitue le disciple, qui deviendra l’ami. Seul le SERVICE y contribue. Socialement, l’acte le plus important, c’est de retrouver l’autre et de s’en faire le prochain, c’est d’être vivant d’altérité et de bienveillance, c’est de rendre l’homme sauf de ce qui tue, c’est d’AIMER. Le vouloir de l’aimé devient alors la loi de l’amant : je ferai ce que tu voudras.

Etienne PRIMARD

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État des lieux du diocèse d’Evry-Corbeil-Essonnes en septembre 2020

Publié le par Joseph NOUVELLON

Il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va.

Il n’est pas de bon chemin pour celui qui ne sait d’où il part.

Faire le point est un exercice indispensable ; nul ne le conteste ; mais le point sur quoi ? Et qui doit ou peut le faire ?

TROIS THÈMES émergent dès l’entrée : 1°) l’organisation du diocèse et des paroisses ; 2°) les moyens matériels et financiers et 3°) le « sentiment religieux » de la population du diocèse et des chrétiens eux-mêmes.

Faute de pouvoir recourir à des professionnels, ce sont les Chrétiens qui feront ce travail, que l’on pourra appeler « un examen de conscience », avec des résultats dont nous connaîtrons les limites, défauts et insuffisances. Le groupe Galates se propose d’établir un « référentiel », de construire un « guide » utile et pertinent ; un outil pédagogique qui explicitera le « pourquoi », l’intention de nos recherches, donnera des documentations et des liens utiles…pour aider ceux qui, dans leur paroisse, s’y intéresseront.

1°) L’état des lieux de l’organisation du diocèse et des paroisses fera référence, d’une part, aux règles de l’Eglise et d’autre part aux pratiques.

Si l’on ose à remonter au précédent synode, il y a quatorze ans, on pourra essayer de faire un bilan, dont nous savons déjà que les résolutions qu’il avait prises ne s’appliquent presque plus : disparition d’une volonté commune ou décalage apparu entre celles-ci et l’évolution du terrain et des populations : le nombre et les âges des prêtres et des responsables, vie des paroisses, place et importance des personnes engagées dans l’Eglise, selon l’âge, le sexe, les catégories socio-professionnelles, leurs relations avec la « société civile »…, l’état des formations dispensées, notamment auprès des Laïcs.

2°) L’état des lieux des finances du diocèse et des paroisses n’est pas vraiment connu mais on sait qu’il est inquiétant. L’Eglise n’a pas les moyens de son apostolat.

Là aussi les règles et les pratiques sont trop diverses, souvent confuses et couvertes par des secrets bien gardés, et les instances, nommées ou « élues » n’assument pas toujours leurs responsabilités. On sait seulement que le Denier de l’Eglise rapporte chaque année moins que la précédente et provient de moins de donateurs, (car ceux ne deviennent plus généreux qu’en vieillissant…) et que chaque exercice est déficitaire. Jusqu’à quand ?

De quelles ressources humaines dispose-t-il, de quel patrimoine est propriétaire et quel est son état ?

Notre objectif est de rendre les catholiques, ceux qui donnent comme ceux qui gèrent, responsables des outils de l’Evangélisation.

3°) L’état des lieux du « sentiment religieux », c’est-à-dire de l’ensemble de la population, croyante ou non croyante, chrétienne ou adepte d’une autre religion, et des chrétiens eux-mêmes…

Cette question nous obligera à sortir de notre « pré carré » et à s’orienter vers les périphéries. Elle nous renvoie à beaucoup d’autres, telles que la laïcisation et la déchristianisation, (notamment les moins de 35 ans), les pratiques religieuses et la « piété populaire » dans une société d’ « individus », l’Eglise, la morale et l’Ethique, la « modernité » et la « post-modernité », les « valeurs », celles des autres et les nôtres… La place de l’Eglise dans les instances politiques, civiles, dans le tissu associatif et sa participation à la vie de tous les citoyens.

Et cette lancinante question : En quoi du « je crois en Dieu » le Chrétien croit-il ?

N’ayons crainte, ce dernier point ne fera jamais l’objet que d’une enquête partielle (partiale ?) et provisoire…Nous proposons seulement qu’il entre dans nos expériences spirituelles personnelles.

Et qu’il devienne, en permanence, un sujet de débat dans notre Eglise.

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